À 30 ans, Coralie Pignatiello s’apprête à vivre une nouvelle aventure à l’international. Entre la défense des femmes rondes, la lutte contre les violences intrafamiliales et la prévention du cancer du sein, la Martiniquaise entend profiter de cette expérience pour porter des messages qui lui tiennent à cœur. Avec une ambition supplémentaire : faire découvrir son île au-delà des frontières.

Elle ne part pas uniquement pour tenter de décrocher une couronne. Miss Voluptuous Martinique 2026, Coralie Pignatiello, voit dans cette compétition internationale l’occasion de représenter son territoire, sa culture et toutes celles qui ne se sentent pas toujours légitimes à prendre leur place. « Être une voix pour toutes celles qui n’osent pas », résume-t-elle.
Deux causes occupent une place particulière dans son engagement : le cancer du sein et les violences intrafamiliales, notamment le harcèlement au sein de la famille. En Martinique, elle a déjà pu s’investir dans la sensibilisation au cancer du sein. Elle a également pris la parole à la télévision pour évoquer les violences intrafamiliales. À son retour de l’international, elle aimerait aller plus loin en intervenant auprès des jeunes. « J’aurais aimé pouvoir en discuter et faire de la prévention », explique-t-elle, avec l’envie de se rendre dans les établissements scolaires. Pour la trentenaire, le rôle d’une reine de beauté ne peut pas se limiter à son apparence : « Être Miss, ce n’est pas seulement être jolie, c’est aussi être une voix, porter un message fort. »
L’aventure de Miss Voluptuous au Royaume-Uni, ce vendredi 30 octobre, s’inscrit dans un parcours déjà marqué par les concours de beauté. En 2017, alors qu’elle habitait en région Auvergne-Rhône-Alpes, elle se lance dans l’univers des élections avec Miss Body Pulp. L’année suivante, elle décroche le titre de quatrième dauphine nationale de ce même comité. Une première expérience qui lui donne envie de franchir une nouvelle étape.
Depuis, elle a également choisi de s’investir dans l’organisation de concours. Elle est directrice de Miss Global Martinique et de Miss Petite Global Martinique, cette dernière élection étant destinée aux femmes de moins d’un mètre 70. Elle souhaite ainsi contribuer à mettre en lumière des profils et des parcours différents. Après avoir consacré une année à l’organisation de concours de beauté, Coralie Pignatiello entend désormais retrouver la scène et se confronter à l’international. « J’avais vraiment envie d’essayer l’international, déjà après l’expérience du national. »
Pour cette première participation, la Martiniquaise sait que le défi ne se résume pas à quelques passages devant un jury. Le séjour, prévu sur cinq jours, comprend différentes activités, des sorties, des défis et plusieurs épreuves, dont une évaluation devant un jury. L’expression en anglais fera également partie de l’expérience. Pour s’y préparer, elle a suivi quelques cours supplémentaires avec son professeur. Mais au-delà des épreuves, elle veut surtout profiter de cette semaine pour rencontrer d’autres participantes et découvrir un nouvel environnement. « On y va vraiment pour l’expérience et le reste, on verra. »,
Sa participation revêt une dimension particulière : elle souhaite faire connaître son île à un public qui ne la connaît pas nécessairement. « Personne ne connaît la Martinique. Je vais rapporter un peu de mon île, de ma culture, et la faire connaître au-delà de nos frontières », explique-t-elle. Les premiers signes d’intérêt sont déjà là : elle a déjà été sollicitée pour plusieurs projets et concède avoir un agenda bien rempli pour le mois de novembre. Elle compte poursuivre ses engagements et porter son écharpe jusqu’à sa remise de titre, prévue au mois de février.

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