Deux mois après son couronnement et la vague de harcèlement qu’elle a subi, Léna Vairac, Miss International France 2026, va « beaucoup mieux »

C’était le 27 juin dernier. Léna Vairac était couronnée Miss International France 2026 à Narbonne et décrochait ainsi son ticket pour la finale du troisième plus grand concours de beauté à l’échelle internationale. Mais alors qu’elle aurait dû vivre un rêve, elle se retrouve embarquée dans un cauchemar. Elle reçoit des dizaines de commentaires lui demandant de rendre son titre. Pour sa première interview, elle se confie à Tototheclock.

Tototheclock : Léna Vairac, comment te sens-tu depuis ton couronnement ?

Léna Vairac : « Je vais beaucoup mieux. Ça a été une expérience très riche en émotions. Avant la finale, j’ai perdu les accès à mon compte Instagram, qui a été piraté. C’était mon outil de travail en tant que créatrice de contenus, donc j’ai perdu ma source de revenus. J’ai aussi reçu une vague de cyberharcèlement après mon couronnement et j’étais en incapacité d’y répondre. J’avoue que j’ai pris le mois de juillet pour pleurer un bon coup ; j’ai réfléchi à ma communication ; j’ai pris contact avec d’anciennes Miss International qui m’aident beaucoup, comme Maya Albert et Maëva Balan. »

Est-ce que tu t’attendais à recevoir ces remarques ?

« Je m’attendais à des commentaires et des messages parce que j’ai un physique atypique, mais je ne m’attendais pas à autant de haine. On peut être déçue pour sa favorite, mais il y a certaines remarques qui n’ont pas lieu d’être. Mes proches m’ont très bien entourée et fait comprendre qu’il fallait que je me concentre sur le positif mais à lire certaines personnes j’avais l’impression qu’on envoyait un monstre à Miss International. »

Pour sa première interview, c’est au micro de Tototheclock que Léna Vairac a accepté de se confier. Photo Thomas Chiarazzo

Miss International, c’est un concours que tu convoites depuis un moment…

« En 2023, après avoir représenté la France à Miss Ecology International, j’ai participé une première fois et j’ai terminé 3ème dauphine. J’ai attendu deux ans, en 2025, pour participer avec la nouvelle organisation, Les Beautés de la Couronne, où j’ai fait un top 3 national. Participer à Miss International, c’est plus qu’un rêve pour moi, c’est un objectif. C’est un concours intègre, en accord avec mes valeurs. »

Quelques mois avant la finale internationale, en novembre prochain, comment est-ce que tu te prépares ?

« D’un point de vue technique, il faut que je travaille mon catwalk. J’évite les coups de mou, je garde la tête froide. Je sais que je ne vais pas plaire à tout le monde mais il faut savoir accepter les critiques. J’ai encore un peu de mal à réaliser que je vais représenter la France à une si grande échelle. C’est une grande fierté, d’autant plus que la seule Française à avoir remporté la compétition, Sophie Perrin, était Lorraine. »

Comme cause, tu as choisi de défendre l’écologie…

« Je veux montrer qu’il est possible d’être écologique en étant Miss. C’est une cause qui touche tout le monde. J’ai lancé mon projet qui s’intitule « Slow fashion Slow brunch » qui a pour but de démocratiser la mode écoresponsable et démystifier certains préjugés. L’écologie, ce n’est ni cher ni ennuyeux. »

Comment est-ce que tu envisages la suite de ton année ?

« Je vais recommencer à créer du contenu sur mes réseaux sociaux. Mon compte Instagram, c’est six ans de travail et j’ai dû repartir à zéro. Je n’avais pas la plus grosse des communautés mais il va falloir que je fédère de nouveau. Il va aussi falloir que je prépare mes valises, mon costume national, et organiser de nouvelles éditions des Slow fashion Slow brunch. »

Thomas Chiarazzo pour Tototheclock

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