Ilona Perrot, Miss Bourgogne 2026 : « Cette année, j’avais vraiment envie de faire la différence »

Infirmière en soins psychiatriques depuis huit mois, Ilona Perrot, 23 ans, a été sacrée le dimanche 31 mai dernier Miss Bourgogne 2026. Pour la rédaction de Tototheclock, celle qui vient de décrocher son ticket pour Miss France 2027 se confie une semaine après son couronnement.

Propos recueillis par Thomas Chiarazzo

Ilona Perrot sur la scène de Miss Bourgogne 2026. Photo Richard Montavon / Le Journal de Saône-et-Loire

Ilona Perrot, vous pratiquez la danse depuis le plus jeune âge, alors ce n’était pas votre première fois sur scène ?

« Je suis habituée de la scène depuis toute petite, alors je me suis dit « ça va bien se passer, c’est comme un gala de danse » ! Et puis j’avais été élue Miss Nièvre en 2024. »

Qu’est-ce qui vous a motivé à vous représenter au concours de Miss Bourgogne deux ans plus tard ?

« Au départ, je ne savais pas trop si j’allais y retourner. Je ne pensais pas forcément participer de nouveau, parce que je n’avais pas été écharpée en 2024 et que je m’étais accordé une année de pause. J’avais suivi la préparation de Clara Diry, qui avait été élue Miss Bourgogne, puis j’avais suivi l’aventure régionale de la Miss Nièvre qui m’avait succédé, en 2025. Mais je savais qu’il y avait des aspects à retravailler. »

Lesquels ?

« J’ai beaucoup travaillé sur la confiance en moi, j’ai fait des nouveaux shootings, j’ai pris des cours de catwalk et j’ai aussi travaillé avec le maire de ma ville, Nevers. J’ai assisté à plusieurs évènements où il me tendait le micro, ça m’a permis de m’entraîner sur mon aisance à l’oral. Il y a aussi l’image sur les réseaux sociaux qui est très importante. J’ai fait un gros travail dessus et on m’en a beaucoup parlé alors je suis contente. »

Vous diriez que c’est l’ensemble de ces aspects qui vous a permis d’être couronnée ?

« C’est surtout ma détermination ! Cette année, j’avais vraiment envie de faire la différence, et j’avais l’avantage de savoir à quoi m’attendre. »

Vous avez été élue dans un contexte particulier, deux jours après le décès d’Yves Roger, ex-président du comité Miss Bourgogne. C’est lui qui vous avait repérée…

« Ça m’a fait quelque chose quand je l’ai appris. Comme beaucoup de jeunes filles, je m’intéresse aux Miss depuis que je suis petite.. Quand j’ai eu quinze ans, j’ai assisté au concours de Miss Nièvre dans ma ville et Yves était venu me donner une carte du comité en m’invitant à me présenter lorsque je serais devenue majeure. C’était notre rendez-vous annuel, il me donnait une carte à chaque élection. Je ne sais pas si j’aurais participé sans lui. C’est lui qui avait repéré Marine Lorphelin, Miss France 2013, aussi. Il a changé le destin de certaines jeunes femmes, et j’ai beaucoup pensé à lui ces derniers jours. »

Vous êtes la première Nivernaise élue Miss Bourgogne depuis 2017 avec Mélanie Soares, est-ce une fierté ?

« Je trouve ça positif. Le jour de l’élection, j’ai montré que j’étais prête à aller à Miss France. Chacune avait son petit plus, et si c’est une candidate de la Saône-et-Loire ou de la Côte d’Or qui gagne, c’est que c’est elle qui est la plus prête. J’espère aussi que ma victoire permettra aux Nivernais de mieux connaître cet univers. »

Comment envisagez-vous votre année de Miss ?

« J’ai de la chance d’avoir été élue aussi tôt dans l’année. J’ai hâte d’aller à la rencontre des Bourguignons. J’espère et je pense que je vais rencontrer beaucoup de monde. J’ai envie de travailler encore plus sur tout ce sur quoi j’ai déjà travaillé et approfondir encore plus certains points. »

Pour le concours, avez-vous choisi de défendre une cause en particulier ?

« En tant qu’infirmière en soins psychiatriques, je suis sensible à la cause de la santé mentale car je travaille au quotidien avec des personnes atteintes de troubles ou de maladies mentales. Les gens ne sont pas encore assez sensibilisés, donc j’aimerais profiter de cette année pour mettre en place de la prévention. Je fais partie d’une association, Les môm’en couleurs, au centre hospitalier de Nevers, et j’ai déjà eu l’occasion de voir les enfants hospitalisés. On leur apporte de la lumière et un sourire sur leur visage. L’association m’a énormément soutenue, ce serait avec plaisir de pouvoir les faire connaître grâce à mon titre régional. »

Fanny Laivier, Miss Nièvre 2025 et 3ème dauphine régionale ; Lou Cort, Miss Saône-et-Loire et 1ère dauphine de Miss Bourgogne 2026 ; Ilona Perrot, Miss Bourgogne 2026 ; Hinaupoko Devèze ; Camille Barbier, Miss Côte d’Or et 2ème dauphine de Miss Bourgogne 2026 et Sasha Lavie, 1ère dauphine de Miss Saône-et-Loire et 4ème dauphine de Miss Bourgogne 2026. Photo comité Miss Bourgogne

Vous êtes prête pour Miss France ?

« Il me reste beaucoup à travailler, mais je suis prête à m’engager dans cette aventure. Participer à Miss France, c’est aussi s’engager pour sa région. Cette victoire m’a montré qu’avec du travail, on peut y arriver. »

Vous vous attendiez à être élue ?

« Je l’espérais, énormément. Au moment du résultat, je ne m’attendais pas à ce qu’ils m’appellent. Quand j’ai entendu le numéro 11 sortir, j’étais sous le choc mais très heureuse. J’ai envie de vivre cette aventure au maximum avec tout ce qu’elle peut me donner. Miss France, ce n’est qu’une fois dans une vie. D’ailleurs, le regard que j’avais en participant à Miss Bourgogne cette année était totalement différent de celui que je portais en 2024. Il fallait que je gagne, c’était maintenant ou jamais. La première fois, j’étais trop incertaine sur ce que j’allais pouvoir donner aux gens. Ma préparation était cette fois complètement différente, ça n’avait rien à voir. Au début de l’année, j’avais fait une liste d’objectifs, dans lesquels j’avais mis « être élue Miss Bourgogne » et « participer à Miss France ». J’ai coché la première case. »


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