Mister France 2026 est auvergnat. Maxence Brovillé, 26 ans, 1m93, a été sacré face à 27 autres candidats à Rueil-Malmaison à l’issue d’une semaine de préparation intense. Depuis, il enchaîne les interviews dans les médias, notamment Tototheclock.

Une écharpe de Mister France sur ses larges épaules, Maxence Brovillé, 26 ans, ne l’attendait pas. Le voilà pourtant élu au niveau national pour toute l’année 2026.
Comment vous sentez-vous après votre élection ?
« À l’heure actuelle, un peu fatigué [rires] avec tous les médias que j’ai enchaîné, mais je suis très fier de cette victoire et de pouvoir représenter la France, le concours Mister France et ses valeurs pendant un an. »
Vous attendiez-vous à gagner le titre national ?
« Pas du tout ! C’est ce qui a rendu la victoire encore plus belle. C’est vrai qu’on avait tous des profils plus ou moins différents mais on ne s’attends jamais à gagner, surtout quand on entend les écharpes être attribuées lors de la remise de titres, on se dit que notre région ne sortira jamais. Donc c’est une belle surprise. »
Pour vous, qu’est ce qui a fait la différence face aux 27 autres candidats ?
« Je pense que c’est un tout, ça démarre à partir du moment où on reçoit les écharpes régionales, on est jugés sur plusieurs critères, que ce soient nos activités sur les réseaux, mais aussi la semaine de préparation. On est jugés sur notre comportement pendant cette semaine, on passe devant un jury de présélection, on défend notre cause. Je pense avoir été plutôt bon partout. »
Le concours de Mister France, qu’est-ce que qu’est-ce que ça représente en 2026 dans la société française ?
« Il faut enlever cette étiquette que j’ai pu voir beaucoup, d’autant plus avec la médiatisation du concours, qui dit que le concours ne ramène qu’au physique, que c’est un visage ou un corps. C’est une globalité, c’est représenter des valeurs fortes et une cause toute l’année. »

Le plus fou dans votre histoire, c’est que vous vous êtes lancé dans le mannequinat il y a à peine un an…
« C’est exactement ça ! J’ai été démarché en décembre 2024 sur Instagram par un concours plus petit [n.d.l.r. Mister National, devenu l’International Model Agency], qui trouvait mon profil intéressant et m’a proposé de participer à l’étape régionale. J’ai adoré l’expérience sur scène, je me suis très bien senti et quand j’ai fini l’élection, le comité Mister France organisait sa sélection régionale alors je me suis dit que j’allais tenter l’aventure, et je n’ai pas de regrets. »
Dans beaucoup d’articles, on parle de votre carrière de tennisman et de votre suspension pendant sept ans, qu’en pensez-vous ?
« Ce qui se dit sur Internet, c’est parfois déformé. On dit que j’ai truqué des matchs, ce qui n’a pas été mon cas puisque j’ai été suspendu pour non coopération. C’est sûr que ça n’aide pas quand on démarre sur les réseaux sociaux, mais je m’y attendais pour être honnête. Je savais que cette histoire allait refaire surface et je m’y suis préparé. Je ne peux pas changer l’avis des gens qui sont fermés et qui veulent faire des gros titres dans leurs médias. Je suis impuissant par rapport à ça et je ne vais pas essayer de la changer. Mon objectif c’est de montrer aux gens les valeurs que j’ai, qui sont le respect et l’humilité. »
Quelle cause avez-vous choisi de défendre cette année ?
« La santé mentale, avec un un attrait plus particulier pour les sportifs de haut niveau, étant donné que ça a été mon cas. Quand j’ai eu cette fameuse suspension au tennis, j’ai connu une période assez difficile de quatre mois, une transition entre cette fin de carrière et le début d’une vie “normale”. Je ne savais pas trop quoi faire de ma vie, je ne savais plus trop pourquoi je me levais le matin, j’ai eu des troubles du sommeil, j’ai perdu du poids. C’est pour ça que je veux défendre cette cause. C’est un sujet très tabou. »
Dans un concours comme celui de Mister France, quelle place a la santé mentale ?
« Elle a une place très importante ! Cette année, on était 30 dans un château à huit clos, c’est assez spécial. On ne se connaît pas du tout et on passe dix jours non stop ensemble. La plupart des candidats arrivent dans ce concours et ne se trouvent pas beau, ils viennent pour prendre confiance en eux. Ils sont là pour se challenger, sortir de leur zone de confort, et quand on a de la visibilité sur les réseaux sociaux, il faut avoir les épaules solides, c’est une vraie épreuve. »
Depuis votre élection, avez-vous pris conscience des critiques négatives à votre égard ?
« Oui, mais ça reste en surface. Je préfère retenir le positif plutôt que les commentaires de ceux qui veulent essayer de nous découper sur les réseaux sociaux. Ça me fait rire plus qu’autre chose en fait, mais j’ai quelques mauvaises surprises médiatiques. Ce matin, sur TF1, Jacques Legros a été sacrément dur et a dit qu’il me trouvait moche. Moi ça ne me touche pas, mais ça aurait pu m’impacter beaucoup plus, surtout qu’il a une certaine audience. »
La marque Mister France s’est associée pour l’année à venir à l’International Model Agency pour partir à l’international, c’est quelque chose qui vous tenterait ?
« C’est sûr que c’est tentant : rencontrer des candidats étrangers, voyager. Sur le papier ça me plaît beaucoup. J’attends de voir, cette année va sûrement être très chargée. Seul l’avenir me dira si je me présente plus haut ou pas. »
Comment envisagez-vous l’année 2026 comme Mister France ?
« J’ai toujours mon travail donc il va falloir s’organiser parce que je continue à bosser la semaine et j’ai des activités d’entrepreneurs. J’ai monté ma marque de vêtements et je m’occupe de développer des structures de padel. Je pense qu’en tant qu’élu, je vais me déplacer dans toute la France pour les élections départementales qui commencent dès le mois de février. »

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