Ludivine Fournier, la Miss qui a été infirmière à la frontière ukrainienne, candidate à Miss Évasion France


En mars prochain, Ludivine Fournier participera à la première édition de Miss Évasion France, un concours dirigé par Manuella Parent, ancienne Miss Francia Latina. Âgée de 28 ans, la jeune femme est « une grande fanatique de voyages », une position idéale pour le concours qui prône la découverte du monde.

Photo Ludivine Fournier

« En 2025, j’ai fait quatre voyages en six mois et je suis partie en Norvège en décembre, j’adore voyager », s’émerveille Ludivine Fournier. À 28 ans, elle se lance dans le concours Miss Evasion France, dont la première édition se tient en mars 2026. Cette année, elles sont trente finalistes, et une petite dizaine des candidates nationales devraient se qualifier pour l’international et représenter la France.

Pour Ludivine Fournier, ce serait son premier concours à cette échelle. Depuis 2015, elle enchaîne les compétitions locales. Elle s’inscrit ensuite à Ambassadrice France, où elle atteint la finale nationale et termine 2e dauphine. Même trajectoire chez les Angel Beauté. « En 2015, ma belle-mère, qui était une ancienne Miss Champagne-Ardenne, m’avait proposé de m’inscrire à Miss Sainte-Anne – dans le département des Ardennes. Le monde de la scène m’a vraiment plu, j’ai vraiment accroché et j’ai continué », explique Ludivine Fournier.

« Représenter mon pays à l’international, ce serait une belle page qui se tournerait pour moi dans ce milieu, sourit-elle, en tant que femme, le fait de se sentir confiante, d’avoir un objectif, c’est gratifiant, ça donne un sens à sa vie. » Sa vie justement, Ludivine l’a dédié à défendre des causes ; l’isolement des personnes âgées, la défense des animaux et la lutte contre le cancer. « J’en ai choisi plusieurs parce qu’il n’y en a pas une qui est plus importante qu’une autre », explique Ludivine Fournier.

Infirmière en santé mentale, Ludivine Fournier est partie à la frontière ukrainienne en 2022, au début de la guerre. Cette expérience, elle s’en souvient comme si c’était hier. « Quand la guerre a commencé, je voulais partir en tant que bénévole. Je me suis vite rendue compte que ça allait être compliqué en fonction des dates, alors je suis partie de moi-même avec l’aide d’un ami. On a fait des cagnottes, trouvé des fonds, roulé plus de dix-huit heures pour aller à la frontière. On a été hébergés dans une famille en Pologne, à Korczowa et notre camp de base était dans un centre commercial totalement vidé pour accueillir les Ukrainiens. Rapidement, j’ai trouvé du travail en tant qu’infirmière sur place avec des médecins d’un organisme italien. Je suis restée là-bas dix jours, on pouvait travailler jusqu’à dix heures par jour. C’était assez impressionnant à vivre. »

C’est forte de cette expérience, et des souvenirs de voyage plein la tête que Ludivine Fournier compte bien remporter la couronne. Elle aime découvrir le monde, et le titre serait alors une belle consécration. « La première fois qu’on a vraiment voyagé, avec mon frère, on s’est vraiment lancés à fond, on est allés à Dubaï et c’était une belle surprise. Depuis, on s’est dits qu’on ferait au moins un pays différent par an et on les a enchaîné : Bali, Rome, Ibiza, la Norvège. On essaye de visiter un maximum les points cultes de l’endroit mais on s’immisce aussi dans la culture du pays. C’est cool d’être dépaysés le temps des vacances et d’apprendre une autre culture. »


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