Miss Provence et Miss Aquitaine destituées de leurs titres régionaux après la polémique

Dans un communiqué commun publié ce mardi 9 décembre 2025, trois jours à peine après l’élection nationale de Miss France 2026, Eric Laurens et Lydia Podossenoff, délégués de Miss Aquitaine et Miss Provence-Alpes-Côte-d’Azur pour Miss France, ont annoncé la destitution immédiate de leurs Miss régionales, Ainhoa Lahitete et Julie Zitouni qui, après leur éviction aux portes du top 12, s’étaient filmées en train d’insulter les finalistes de « putes ».

Les photos officielles des deux Miss régionales.

C’est l’influenceur Aqababe qui avait révélé une vidéo, dès dimanche, où l’on voyait distinctement Miss Provence 2025, Julie Zitouni, et Miss Aquitaine 2025, Ainoha Lahitete, insulter leurs camarades finalistes du top 12 de Miss France. « Que des putes » avait lâché Miss Provence, dans la vidéo, diffusée en story privée sur le compte Snapchat de la Miss du Sud-Ouest, et diffusée par un membre du canal de diffusion.

Très vite, la polémique prend de l’ampleur, et Julie Zitouni, Miss Provence, est la première à prendre la parole sur son compte Instagram. « Dès la pré-sélection, j’avais expliqué que je ne souhaitais pas intégrer le top 12 », explique la Miss au média La Provence. « Ce n’était pas un rôle pour moi. Je pense que je n’allais pas assumer. J’ai vécu avec 29 autres candidates qui avaient un vrai rêve : celui de devenir Miss France. Je me sentais à côté pas légitime. » La provençale mise tout sur « une blague ». « Ce n’est pas la première fois que je faisais cette blague sauf que là ça a été filmé », explique-t-elle à La Provence. Elle a pour le moment décidé de couper complètement ses réseaux sociaux après avoir reçu, en l’espace de moins de 24 heures, 30 000 messages. « Le harcèlement est redoutable, très fort. » Miss Aquitaine a quant à elle répondu qu’elle « n’approuvait pas » les propos « prononcées par une autre Miss » et s’est dédouanée de cela mais assumait l’entière responsabilité de ce qu’elle avait dit, et s’excusait envers les candidates et leurs familles.

« Ce n’est pas du tout l’image que Miss France ou les Miss régionales doivent avoir. C’est triste et il est vraiment dommage de devoir en arriver là », avait tout de même confié Frédéric Gilbert, président de la société Miss France, à Télé Loisirs, laissant présager une éventuelle destitution.

C’est une décision rare (cf. Kelly Bochenko en 2009) qui a été prise ce jour, après la finale nationale. Pour l’heure, on ignore encore si leurs premières dauphines respectives, Manon Job en Provence et Solène Videau en Aquitaine, hériteront du titre régionale, les privant définitivement de toute chance de participer à Miss France – Solène Videau étant déjà placée favorite pour la prochaine édition régionale – ou si les Miss de l’année dernière, Mégane Bertaud en Provence et Laura‑Marie Marque Brugerolle en Aquitaine assureront l’intérim, à l’image de Jade Lange, qui avait assuré cette mission pour la région Centre-Val-de-Loire à l’issue de la démission de Coraline Lerasle, Miss Centre-Val-de-Loire 2022.

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