Océane Millitie, Miss World Guadeloupe 2025 : « Depuis 2016, je suis devenue une femme »

Depuis fin août 2025, Océane Millitie, 27 ans, se prépare à représenter la Guadeloupe au concours de Miss Monde, en 2026. Déjà passée deux fois par le concours régional de Miss Guadeloupe pour Miss France, la médiatrice culturelle se dit « préparée depuis l’enfance » au deuxième plus prestigieux concours de beauté international.

Actuellement médiatrice culturelle et vendeuse dans une galerie-boutique d’art, Océane Millitie, 27 ans, n’est pas inconnue du monde des Miss. En 2016, elle termine 1ère dauphine du concours Miss Petit-Bourg. La même année, elle participe à Miss Guadeloupe pour Miss France. Après cette expérience, elle attends 2023 pour retenter sa chance au concours régional, une nouvelle fois sans succès. Cet été pourtant, la jeune femme a été élue 2ème dauphine de Miss Universe Guadeloupe, derrière Ophély Mezino, puis nommée Miss World Guadeloupe. Elle se qualifie donc pour le deuxième concours le plus prestigieux à l’international.

« Depuis 2016, beaucoup de choses ont changé en moi, assume Océane Millitie, que ce soit sur ma manière de me voir, de me sentir, mais aussi mes interactions avec les autres. J’ai grandi, évolué, voyagé, et changé. » Quand Océane a « commencé les concours », elle faisait face à « une forme de timidité et un manque de confiance ». « Depuis 2016, je suis devenue une femme », résume la Miss. « Au début, je ne me sentais pas légitime, j’avais seulement 17 ans, j’avais l’impression de ne pas être assez bien pour être là », déplore Océane Millitie. Maintenant, tout va pour le mieux : « je me sens très bien, et j’estime que c’est un milieu qui n’est pas réservé à un seul type de personne. Chacun a un message à faire passer. »

Son année de Miss World Guadeloupe, Océane Millitie l’envisage comme une année « d’opportunités et de challenges ». Fondatrice de l’association Love Generation, la jeune femme « aide les enfants à créer leur leadership » grâce à l’expression artistique et à la culture. Pour cela, son association « organise des ateliers et des visites » culturelles. « L’objectif, c’est de semer une graine dans leur tête, leur permettre de nourrir cette compétence qui est très importante », détaille la Guadeloupéenne. « C’est très important pour moi de jouer un rôle dans la société, de guider ces enfants à grandir, à se dépasser et à devenir des adultes responsables et engagés dans leur environnement », poursuit-elle.

C’est son « chemin de vie », qui l’a mené à tout ça : « beaucoup de choses m’ont aidé à construire l’amour de moi-même, ma pratique de la musique, mon expérience dans la mode, dans les concours de Miss, l’univers artistique, l’univers sportif ». Océane Millitie joue de la bombarde, un instrument breton, dans un groupe qui mélange musique celtique et musique traditionnelle guadeloupéenne. La reine de beauté fait même partie du Bagad Karukera depuis 2011. Avec eux, elle a eu l’opportunité « de participer au festival interceltique de Lorient » et d’autres évènements comme « le carnaval de Guadeloupe ou la Route du Rhum ». « Dans ce même Bagad », elle a aussi pratiqué la danse pendant « de nombreuses années ».

D’elle, la jeune femme aimerait que les gens retiennent « de ne jamais laisser leurs blessures devenir leurs limites, parce que dans un monde où tout va vite, la force ne se trouve pas dans la perfection, mais dans la lumière qu’on porte autour de soi ». À la love generation, celle qui arrive, Océane Millitie aimerait leur demande « d’oser aimer, oser créer, oser croire, mais surtout d’oser vivre« . « Pour moi, le futur ne se trouve pas dans ce qu’on possède, mais dans ce qu’on choisit d’incarner. C’est la plus grande forme de richesse au monde », commente-t-elle.

En mai prochain, elle devrait représenter la Guadeloupe au prestigieux concours de Miss Monde. Sa préparation a officiellement commencé fin août, mais Océane Millitie estime que « toutes les expériences » qu’elle a pu avoir l’ont préparée « bien avant ». « J’ai l’impression que je me prépare depuis mon enfance », admet-elle. Bénévole dans des clubs sportifs, ancienne fille au pair, et partie deux ans Australie pour travailler avec des enfants puis dans une ferme, la Miss World nationale prend des cours de démarches, des préparations mentales et sportives afin d’être prête pour le grand soir.

T.C.


Posted

in

by

Comments

Laisser un commentaire