Le 19 août dernier, le comité Les Beautés de la Couronne annonçait l’acquisition d’une nouvelle licence : Miss International Réunion. Pour cette année, c’est Manon K-Bidi, 24 ans, deuxième dauphine du concours français, qui représentera son île au Japon, en novembre prochain. Elle marque l’histoire du concours en devant la première représentante réunionnaise.

Tototheclock – Qu’est-ce qui t’a donné envie de participer à un concours de beauté ?
Manon – « Comme beaucoup de jeunes filles le disent, c’était un rêve ! J’avais eu l’occasion de participer à un concours quand j’étais petite, je suivais les élections à la télé, ça me faisait rêver, mais mes études ont pris beaucoup de place dans ma vie. J’ai fait du chinois, du basket, et je suis partie quatre ans en métropole, loin de mon île. Je me suis beaucoup questionnée à propos de mon identité, de ma culture. Être Miss, c’est l’occasion pour moi de réaliser un rêve que je n’avais pas pu faire avant. »
Tototheclock – Tu avais déjà été Miss Saint-Joseph, est-ce que ta préparation était différente pour Miss International France ?
Manon – « J’ai tenté, je me suis dit « on verra bien ! » Je n’avais jamais atteint l’échelle nationale, puisque j’avais été égérie de Miss étudiante Réunion et Miss Saint-Joseph. C’était plus grand, j’ai dû retrouver les bases du catwalk, de la prise de parole [rires]. J’ai même terminé deuxième dauphine de Miss International France. Et ensuite, est venue l’opportunité de mélanger deux choses que j’aime beaucoup, le monde des Miss, et mon île ».
Tototheclock – Comment as-tu appris que tu partais à l’international ?
Manon – « On me l’a annoncé quelques temps après l’élection nationale. Sheryna [Van Der Koelen, présidente des Beautés de la Couronne] m’a appelé, en me disant que le comité international au Japon avait suivi notre élection, qu’ils avaient beaucoup apprécié, et qu’ils souhaitaient que je vienne représenter la Réunion chez eux. C’était inattendu, une vraie surprise ! J’étais déjà contente d’être deuxième dauphine, mais le fait de pouvoir porter l’écharpe de mon île, c’était un rêve inespéré. D’office, je voulais accepter, mais il a fallu mobiliser des partenaires. C’est l’opportunité d’une vie, je ne pouvais pas la rater !

Tototheclock – Quelle cause t’apprêtes tu à défendre à l’international ?
Manon – « Aider les personnes en situation de difficulté à la Réunion. J’ai participé à plusieurs actions de distribution de repas aux plus démunis et je souhaite vraiment continuer dans cette optique d’engagement. À Miss International France, d’ailleurs, j’ai reçu le prix de l’engagement. Quand je prends part à une action, je suis complètement investie.
Tototheclock – Pour toi, que dois représenter une Miss International ?
Manon – « Déjà, c’est bien plus qu’un concours de beauté. Candidater, c’est être l’ambassadrice culturelle de son pays, porter ses valeurs, sa paix. C’est un mélange de qualités, un échange interculturel qui permet à de nombreuses cultures de se retrouver. J’ai toujours eu cette soif de découvrir d’autres cultures, et le concours en est l’opportunité. »
Tototheclock – Comment as-tu réagi à l’annonce de ta qualification ?
Manon – « Quand il y a eu le post, j’ai eu une vague d’émotions. C’est à ce moment-là que je me suis rendue compte du niveau de l’élection. Je me suis mise à avoir plein de messages, c’était fou ! Pour la Réunion, c’est une première, et j’ai reçu beaucoup de messages d’encouragement de mon île. Pouvoir marquer l’histoire comme ça, à mon niveau, c’est vraiment une fierté ! »
Propos recueillis par Thomas Chiarazzo

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