EXCLU. Miss Saint-Pierre-et-Miquelon : « Reprendre le concours ? La porte n’est pas fermée de notre côté ! », assure l’ex déléguée régionale


Depuis 2017, aucun concours régional qualificatif pour Miss France n’a été organisé sur l’archipel de Saint-Pierre-et-Miquelon. Si beaucoup de rumeurs fusent depuis, l’ex déléguée régionale a décidé d’enfin prendre la parole. Pour la métropole, Marjolaine Poulet, revient en exclusivité sur l’histoire du concours Saint-Pierrais et son avenir incertain.

Marjolaine Poulet. Photo Alix DESSE / La 1ere

« Reprendre le concours Miss Saint-Pierre-et-Miquelon ? La porte n’est pas fermée de notre côté ! Ni de celui de Miss France. On a déjà eu d’autres territoires absents pendant plus de dix ans, comme Wallis & Futuna, alors pourquoi pas nous ? ». D’emblée, le ton est donné. Marjolaine Poulet, déléguée régionale de l’archipel de 2008 à 2017, n’a pas oublié son comité régional.

C’est la première fois qu’elle s’exprime publiquement en métropole au sujet de sa licence. « Saint-Pierre-et-Miquelon, c’est un petit archipel de 6 000 habitants, il y a de très jolies filles, mais tout le monde se connaît, alors la critique est facile, explique-t-elle, ça a peut être découragé certaines jeunes filles ».

« On a un grand total de quinze jours pour organiser l’élection »

« La plupart de nos candidates sortent à peine du baccalauréat, ou reviennent de leurs études en métropole, elles cherchent des appartements au Canada ou en Métropole, alors on a un grand total de quinze jours sur l’été pour organiser l’élection », résume l’ancienne déléguée. « On a tenu dix ans, ça veut dire que c’est jouable », sourit-elle tout de même.

Mais le tout, « c’est d’avoir des candidates ». En 2019, un concours devait être organisé, mais faute de candidatures, il avait été annulé, un peu au dernier moment. « Le comité Miss France a toujours été très bienveillant avec nous, ils attendaient les résultats du baccalauréat, pour que les candidates soient mobilisées par le concours », admet l’ancienne déléguée régionale.

En 2017, Alicia Aylies avait fait le déplacement. Photo Chantal Briant.

« Maintenant je suis âgée, je sollicite un peu notre dernière Miss, Héloïse [Urtizbéréa, élue en 2017], pour qu’elle reprenne le flambeau, mais elle a créé son entreprise il y a un an à peine, peut-être que ça sera remis en place, mais pas cette année », se justifie Marjolaine Poulet.

Elle assure cependant recevoir « très souvent » des messages venus tout droit de la Métropole concernant une éventuelle reprise. « Je pense qu’avec un peu d’assistance, on pourrait redémarrer maintenant. Il y a de très jolies filles à Saint-Pierre-et-Miquelon, ça a eu des retombées énormes chez nous », admet Marjolaine Poulet.

Sur chaque élection régionale organisée par leur équipe, plus de 600 spectateurs à chaque fois ! « On était obligés de refuser du monde, on ne pouvait pas en accueillir plus dans la salle », se souvient-elle avec émotion.

Héloïse Urtizbéréa, élue Miss en 2017, avec le podium. Photo Chantal Briant.

Au départ, elle avait pris la délégation comme un défi. « Une mannequin Martiniquaise que je connaissais me parlait de Geneviève de Fontenay et m’avait proposé ça, j’ai dit ‘chiche’ et comme je connaissais tout le monde ici, c’était parti », raconte celle dont le mari fut un temps gouverneur de l’archipel. La première année, elle se souvient s’être « battue » pour un local que « plus de 80 associations » voulaient avoir.

« Notre échange me donne envie de relancer le concours »

« Je ne désespère pas qu’un jour ça reprenne, en tout cas je le souhaite », sourit Marjolaine Poulet. A ce jour, elle le confirme, « il n’existe plus de comité Miss Saint-Pierre-et-Miquelon ». Pourtant, l’ex déléguée l’assure : « on dispose des crédits, des entreprises partenaires, tout le monde était prêt à participer ». Jusqu’à la dernière édition régionale, elle faisait même venir Miss France et ses dauphines [à l’époque du show Miss France], soit 4308 kilomètres depuis Paris.

Près de dix ans après l’arrêt complet du comité, Marjolaine Poulet le répète avec espoir : « On peut tomber sur une année où il n’y a pas de difficulté à recruter des candidates, on a refusé beaucoup de candidates à cause des anciens critères, mais maintenant c’est plus ouvert ». Après notre entretien téléphonique, elle sourit, et ajoute « notre échange me donne envie de relancer le concours ». De quoi donner espoir à tous les fans, qui attendaient le grand retour de Saint-Pierre-et-Miquelon depuis 2018.

Thomas Chiarazzo

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