EXCLU. Changement chez Mister National : « On ne sera plus concurrents des autres concours, mais complémentaires »

En exclusivité pour Tototheclock, Marc De Araujo, président du comité Mister National et propriétaire de la marque éponyme dévoile un changement majeur dans le concours : il n’y aura plus d’étape régionale. Entretien Thomas C.

Lucas Schlachter, Mister National 2023, et Marc De Araujo, président de la marque

Tototheclock – Comment a évolué la marque Mister National depuis que tu l’as racheté ?

Marc – J’ai racheté la marque en janvier 2023, juste après l’élection de Lucas Schlachter. J’ai démarré dès le lendemain de sa finale, mais je n’avais pas organisé l’élection. Depuis, on a pas mal développé les délégations régionales et nos participations à l’international. Cette année j’ai signé avec Mister International et Mister Supranational par exemple.

T – Quelles autres licences possèdes tu ?

M – On a un deal avec un agent de mannequin sur Los Angeles et Manille, qui est aussi directeur national pour certains concours. Il possède les licences françaises des concours Manhunt International, Man of the World ou encore Great Men of Universe. Il viendra à la finale en avril et il piochera des candidats pour partir à l’international. C’était le cas cette année avec Gwen Jegouzo, Lucas Schlachter et Mathéo Pontrucher. On a également un contrat avec Mister World qui s’étend encore sur cette année.

T – La nationale aura lieu le 19 avril, à quoi doit-on s’attendre ?

M – On fait l’élection dans le même lieu que l’année dernière, à côté de Valence. La particularité c’est qu’on mélange spectacle et défilé. On fait moins de passages que dans les autres concours, les garçons ne viennent sur scène que quatre fois, mais il y a beaucoup plus de shows. On aura par exemple le champion du monde de pole dance, le chanteur Micha qui a été finaliste de The Voice ou encore le magicien Dani Lary.

Vingt mister régionaux sont en lice cette année pour Mister National

T – Et malgré ces invités, l’entrée est à 20 euros, pourquoi ?

M – C’est souvent la famille qui se déplace, on a peu de public extérieur. On est à Valence, les transports sont loin, et je suis convaincu que c’est important de plaire aux public du coin. Et c’est aussi primordial que le candidat dont la famille ne peut pas se déplacer passe aussi un bon moment.

T – Cette année, 20 Misters régionaux s’affrontent, mais un changement majeur se prépare…

M – Dès l’année prochaine, on n’aura plus forcément des candidats dans toutes les régions. Je préfère avoir plusieurs candidats de la même région mais qui sont au même niveau plutôt que des candidats de partout, dont certains sont moins bons. On va organiser des énormes castings dans les dix plus grandes villes de France, Paris, Marseille, Lille, Strasbourg, Bordeaux, Nantes, Montpellier, Nice, Lyon et Toulouse. On sélectionnera en moyenne trois candidats par ville mais on garde le concept de finale nationale. Concrètement, un bon Mister régional n’est pas forcément un bon élu international. On peut très bien représenter sa région, très bien faire le tour des foires, mais si on ne parle pas anglais, on n’a aucune chance à l’international. Quand tu participe à un concours international tu dois t’entraîner à des questions, préparer ton costume national, et si tu es élu national et que tu dois faire le tour de la France, tu n’a pas le temps de te préparer à l’international.

T – A part les régions, d’autres changements vont-ils opérer ?

M – Dans notre nouveau concept, les garçons des autres concours pourront venir se présenter chez nous. On ne sera plus concurrents, mais complémentaires. En dehors de ça, je continue à retirer les critères chez Mister National parce que de manière générale, les concours internationaux sont beaucoup plus simples que les concours en France, c’est quand même un comble. J’ai supprimé la taille parce que je ne me verrais pas refuser des garçons qui ressemblent à Rayane Bensetti ou Tom Cruise, qui sont magnifiques, mais qui font 1m70. Je décide aussi de le faire parce qu’en fonction des concours internationaux, ce ne sont pas du tout les mêmes critères. Il ne reste donc plus que l’âge, à savoir avoir 18 ans minimum.

T – Vous dites que les autres concours sont les bienvenus s’ils souhaitent vous envoyer des candidats. Est-ce également le cas pour le comité Mister France ?

M – Elles sont excellentes, malgré ce que l’on pourrait penser. Le concours Mister France offre de belles opportunités aux candidats, donc je n’hésiterais pas à encourager un candidat à s’y inscrire, s’il le souhaite.

Marc De Araujo, président de Mister National

T – Tu crées aussi une agence de mannequinat pour ce nouveau concept ?

M – L’agence s’appelle IMA, International Model Agency. C’est par cette agence, dont je suis à la tête, que seront organisés les castings. Non seulement elle va recruter les garçons, mais elle va aussi les faire travailler. C’est l’objectif à terme. On fait une agence parce que la force de celle-ci, vu qu’on a des candidats dans toute la France et les DOM-TOM, c’est que ce ne sera pas une agence locale. On peut répondre à la demande d’employeurs partout sur le territoire français.

T – Quel profil recherches-tu dans ton agence ?

M – Dans le monde, des beaux gosses, il y en a plein. Des centaines de milliers même. Ceux qui réussissent sont professionnels et humbles. Le garçon doit être ponctuel aussi, et accepter de ne pas juger les marques pour lesquelles il travaille. Un mannequin doit mettre sa personnalité au service du vêtement et de la marque. C’est pour ça que Lucas Schlachter cartonne à Shangaï par exemple, il est d’une grande humilité, il est ponctuel, et il aime les gens. Il peut paraître froid, mais en fait il est très professionnel.

T – Depuis peu tu fais face à nouveau problème : la pornographie masculine …

M – Je refuse beaucoup de candidats parce qu’ils ont des comptes OnlyFans ou Top4fans. Chez nous, le porno est interdit, et c’est en évolution constante. On doit être sur une vingtaine de refus par an à cause de ça. C’est vraiment une grosse problématique, on n’est pas embêtés par les critères mais plutôt par ça. J’accepte le nu artistique, tant qu’il n’est pas frontal, mais je ne veux pas de porno. La raison c’est que je n’ai pas envie que les garçons utilisent leur notoriété de Mister pour gagner de l’argent avec des comptes OnlyFans. La grosse force de notre concours c’est que les élus explosent en abonnés. Swann Lavigne a gagné 25 000 abonnés, Lucas en a gagné 35 000. Je ne veux pas non plus qu’à l’inverse, certains modèles sur ces plateformes participent pour gagner des abonnés.


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  1. Avatar de EXCLU TOTOTHECLOCK – Mister France s’envolera pour l’international en 2026 ! – Tototheclock

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  2. Avatar de Ceux qui font les Miss… Cathy Lefebvre, celle qui se cache derrière les écharpes Miss France – Tototheclock

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