Miss Aube et deuxième dauphine de Miss Champagne-Ardenne en 2019, Louison Thévenin a décroché la couronne régionale pour Miss France 2025. Basket de haut niveau, Miss Lorraine 2021, Jeux Olympiques, Louison Thévenin a répondu aux questions de Thomas Chiarazzo pour Tototheclock.

En 2019, tu étais Miss Aube, qu’est ce qui a changé dans ta vie depuis ?
Déjà 5 ans ! C’est 5 ans qui paraissent anodins, mais tout évolue. Tu construis des projets, tu prends en maturité. L’énorme changement que j’ai vu c’est ma maturité. Quand je regarde des photos de moi en 2019 j’ai l’impression d’être un bébé, aujourd’hui je me trouve beaucoup plus femme, beaucoup plus affirmée.
Quels sont les points qui t’ont manqué en 2019 et en 2021, qui ont changé et qui t’ont permis de remporter la couronne ?
Me présenter à Miss Lorraine, c’était une « erreur ». J’arrivais seulement, j’étais influencée par ma meilleure amie, ancienne Miss Lorraine. Quand tu ne viens pas de la région tu te sens moins légitime. On a pas les votes du public, on ne peut pas représenter une population qu’on ne connaît pas. Ce qui m’avait manqué c’était clairement de la volonté. Je voulais juste remonter sur scène mais ça n’avait aucun intérêt personnel. En 2019 ce qui me manquait c’était ma maturité. C’est bien de savoir défiler, mais je n’avais pas les épaules pour être Miss régionale. Avec du recul, jamais je me vois aller à Miss France en 2019, même si j’avais été très fière de ma prestation !
Tu as été formée au basket à Reims, que représente ce sport pour toi ?
Ce sport c’est ce qui m’a fait grandir. J’ai été formée au basket de haut niveau, et comme je le répète, c’était l’école de la vie. J’étais en internat tous les jours pendant 5 ans, j’ai quitté mes parents à 13 ans. Le sport m’a appris à devenir qui je suis aujourd’hui, rigoureuse, bosseuse et persévérante. Il faut le faire quand même, se représenter 5 ans après. J’ai été critiquée mais j’ai été persévérante, et ces valeurs, je les dois au basket.
Quelle est la place des femmes dans le basket en 2024 ? Comment peut-elle évoluer ?
Depuis quelques années on assiste à une énorme évolution du basket. J’ai une amie de Reims qui joue en équipe de France, donc j’ai eu l’occasion de rencontrer toute l’équipe et ce sont des filles qui méritent vraiment d’être mises en lumière. Depuis que je joue au basket l’image du sport évolue. C’est certes moins spectaculaire que les hommes, mais c’est technique, je trouve que c’est plus abouti. C’est quelque chose à voir, dans l’art du sport lui-même. Réussir à médiatiser autant que les hommes ça reste dur, et comme c’est moins médiatisé, c’est moins regardé et ça crée moins d’argent, donc les gens s’y intéressent moins. Avec les Jeux Olympiques Paris 2024, on a vu une énorme preuve de la part des français qu’on vit dans un pays qui s’intéresse à tout. Les ont été au rendez-vous, ont honoré les valeurs des Jeux Olympiques et celles de notre pays. Le basket a reçu la lumière qu’il méritait.

Tu as également été finaliste dans plusieurs concours d’éloquence, qu’est ce que t’apporte ce type de concours ?
Je suis étudiante en droit, donc ce sont des concours qui ont du sens. Dans le domaine du droit, l’art oratoire a une place omniprésente. J’ai participé au premier sur un coup de tête, puis je m’y suis mise un peu plus. Avec ces concours je peux transmettre le message que je veux avec ma manière de voir les choses. J’ai la sensation de mettre ma pierre à l’édifice, d’avoir une voix dans un monde où les jeunes n’ont pas beaucoup la parole. J’aimerais apporter à mon pays des action. L’éloquence me permet de combattre le stress, d’être à l’aise. J’adore ça. J’adore parler, ça m’apporte beaucoup, c’est des moments où je me sens moi-même.
Pour toi, qu’est ce qu’une bonne Miss ?
C’est quelqu’un qui sait rester soi-même, qui n’a pas peur de s’assumer comme elle est. Une « bonne miss » ça ne veut rien dire, on lui a juste posé une couronne sur la tête pour qu’elle défile devant des millions de gens. Je dois cette couronne aux Champenois et aux Ardennais, aux jurys. Les miss c’est un sport d’équipe, tu ne gagneras jamais seule. Une miss c’est une jeune femme avant tout. Si elle a été élue c’est parce qu’on a apprécié sa manière d’être. Elle ne doit pas changer pour les gens. Tu dois apporter ta touche personnelle à une promo de filles toutes différentes. Miss France, c’est un miroir pour montrer qui on est.

Quelle cause aimerais-tu défendre à Miss France ?
J’ai toujours refusé de défendre une seule cause. Pour une fois que j’ai de la notoriété et un peu de lumière, je ne veux pas apporter de lumière à une seule cause. Je me rend sur des manifestations, je soutiens plusieurs associations. Comme je le dis, toutes se valent, toutes sont fondées. En tant que citoyenne, je peux apporter du citoyen à chacune d’elles.
Aucune Miss Champagne-Ardenne n’a encore été élue Miss France, est-ce que c’est un titre que tu vises ?
La Champagne-Ardenne n’est jamais dans le top 15, j’espère que cette année on pourra l’atteindre ! Une miss c’est une année de bénévolat pour certaines personnes qui s’investissent, qui se donnent à fond. Derrière chaque fille il y a une délégation bénévole, qui se bat un an pour faire de beaux spectacles. Je pense qu’on mérite ce top, je me bat pas que pour moi. C’est une région toute entière qui est avec moi et qui fait qu’aujourd’hui je peux vivre un rêve. Il y a une énorme préparation en amont, qui demande beaucoup de travail, d’investissement, de moi mais aussi des gens dans l’ombre.

Laisser un commentaire