Manon Le Maou : « J’avais envie de cocher cette case pour ne pas avoir de regrets »

Manon Le Maou a 28 ans. Gendarme de profession, elle s’est pleinement engagée dans les concours de beauté cette année. Élue Miss Doubs, c’est tout naturellement qu’elle a candidaté à Miss Franche-Comté, concours qu’elle a remporté. A l’occasion de sa préparation pour Miss France, elle a répondu aux questions de Thomas Chiarazzo pour Tototheclock.

Crédit La Boîte à portrait

Que représente le concours de Miss France pour vous ?

« Ça représente une fierté, un rêve de petite fille devenue une ambition de jeune femme. Je suis à ce jour la Miss Franche-Comté la plus âgée élue. C’est bien plus qu’un concours de beauté, on s’exprime sur des causes, sur des sujets. Une miss c’est une voix, encore plus avec le concours Miss France et sa médiatisation. »

Dans la vie vous êtes gendarme, pourquoi avoir fait ce choix de carrière ?

« Mon papa était gendarme. Quand j’ai décidé de m’engager il l’était toujours. J’ai suivi des études littéraires et je m’ennuyais un peu, j’avais envie de plus d’actions. Voir mon papa faire ce métier m’a donné envie de le faire aussi, c’est quelque chose qui m’attirait beaucoup. J’ai toujours vécu en brigade de gendarmerie, donc j’ai trouvé assez logique de continuer sur ce chemin. »

Vous avez connu de nombreuses affectations en brigade, dont une en Corse, où vous avez décroché l’année dernière l’écharpe de 2ème dauphine de Miss Corse 2023 : que retenez vous de cette expérience ?

« En 9 ans j’ai eu des affectations en Alsace, en Île-de-France, dans le Languedoc, dans les Gorges du Verdon et en Corse. Quand la barrière de l’âge a été enlevé dans le concours Miss France, je me suis sentie prête à concourir. J’avais envie de cocher cette case pour ne pas avoir de regrets. C’était le plus gros regret de ma vie. Pour participer à Miss France il faut résider dans la région où on candidate, j’habitais en Corse, donc je me suis présentée là bas. J’ai tenté en ne m’attendant à rien. Là bas les gens sont très chauvins, je ne suis pas corse, j’y habitais depuis tout juste un an, et j’étais gendarme. Il y avait beaucoup de choses qui s’accumulaient, et pourtant, j’ai fini 2ème dauphine. C’était une grande fierté et une expérience assez incroyable. Je ne regrette absolument pas ce premier pas dans le monde des Miss puisque j’ai candidaté en Franche-Comté. Faire un concours régional c’est déjà incroyable, mais le faire dans sa région natale, c’est indescriptible. »

Crédit Ana Carolina Photography

Vous défendez la cause animale, de quelle manière comptez vous la mettre en avant à Miss France ?

« Je défend la cause animale depuis des années. Avant d’être Miss j’étais déjà bénévole dans des refuges et je collaborais avec eux dans mon travail au niveau pénal. Aujourd’hui, je suis bénévole à la SPA de Besançon. C’est quelque chose qui est très présent dans ma vie. En dehors de cela, je lutte contre les violences intra-familiales. Avec mon travail j’ai été en contact avec des victimes, qui peuvent aussi bien être des femmes que des hommes, mais aussi des enfants. L’accompagnement qu’on donne à ces personnes victimes, qui parfois n’en ont même pas conscience, c’est quelque chose qui m’a touché. Il y a des personnes qui perdent la vie sous les coups des gens qui partagent leur vie. Ça ne devrait pas exister, et j’aimerais vraiment lutter contre ces violences en tant que Miss. »

Les sondages réalisés sur Instagram ne vous donnent pas favorite, comment réagissez vous face à cela ?

« Les sondages ne me touchent pas parce que je ne les regarde pas. Je trouve ça trop anxiogène. Les réseaux sociaux c’est très présent dans notre vie mais ça ne fait pas tout. Certes Miss France est important dans la nouvelle génération mais ça l’est aussi chez l’ancienne. Le soir de Miss France tout le monde peut voter, y compris ceux qui n’ont pas Instagram. C’est toujours rassurant de se voir favorite mais il ne faut pas se fier qu’à ça. Ce n’est pas quelque chose que je regarde et à laquelle j’accorde une grosse importance. Je préfère faire la rencontre de francs-comtois dans la vraie vie, c’est plus enrichissant. Cela dit je réponds à tous les messages qu’on m’envoie. »

A deux mois du concours national, comment vous préparez vous ?

« C’est tout un planning très chargé. Je fais beaucoup de rencontres avec les francs-comtois. Depuis deux semaines je sillonne les routes de la région. Je suis également une préparation physique, mentale et de prise de parole en public. J’ai des cours de défilés, de colorimétrie et de maquillage. Il faut être bonne dans tout. C’est une préparation très large et très diversifiée. Je met toutes les chances de mon côté pour être préparée au mieux pour cette aventure. »

Quelle place aimeriez vous atteindre ?

« On m’a toujours dit de viser la lune pour au pire atterrir dans les étoiles. Je vise la couronne mais si j’atteins le top 15 ce serait déjà incroyable. J’espère que les francs-comtois seront au rendez-vous et je suis très reconnaissante de vivre cette aventure. J’ai bien conscience qu’il n’y a qu’une Miss France donc qu’importe le résultat, je continuerai mon petit mandat de Miss Franche-Comté. »

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