Monise Dubourvieux : « Les concours de Miss m’ont énormément aidé »

Monise Dubourvieux a 23 ans et habite un petit village proche du Mans. Actuellement préparatrice en pharmacie spécialisée dans les huiles essentielles, Monise s’apprête à concourir à la finale de Miss Belleza France. Entretien par Thomas Chiarazzo.

Depuis ton premier concours, en 2018, comment as-tu évolué ?

Quand j’ai commencé les concours, je n’étais pas forcément attirée par ce milieu, c’était plus un challenge ou de la curiosité. J’ai beaucoup évolué mentalement et physiquement. Je n’ai plus la même vision des choses. A l’heure actuelle je me présente surtout pour me faire une nouvelle expérience, m’ouvrir à d’autres opportunités, dans un comité avec des belles valeurs, qui permet de sa challenger soi-même.

Lors de la finale, les titres de Miss Belleza France et de Miss Humanity seront remis, lequel t’attire le plus ?

En toute honnêteté, je pense qu’on est toutes attirées par les deux titres puisqu’ils offrent des opportunités incroyables. Pour ma part les deux titres m’attirent, j’aurais peut être un petit penchant pour l’écharpe de Miss Humanity. Je suis Marraine de « Joue pas avec ma vie » qui lutte contre le harcèlement scolaire, j’ai un réel enclin avec les enfants. Ce qui me plaît de ce titre c’est de pouvoir partager une mission humanitaire avec un autre pays, une autre culture ; c’est pouvoir aider, soutenir, faire quelque chose en aidant une autre population. J’aime faire des choses qui ont un objectif. Mon objectif à plus petite échelle serait de développer des évènements pour récolter des fonds, arriver avec un gros bagage dans cette mission.

En tant qu’ancienne Miss mineure, quel est ton avis sur les concours de jeunes filles ?

J’estime que tant que tout est bien encadré et qu’il y a du respect, tout est possible. Quand on est mineure, la responsabilité des adultes est plus importante. En commençant à 17 ans, ce qui a été mon cas, ça aide beaucoup pour l’élocution. J’étais une fille très réservée, très timide. J’aurais jamais pensé un jour ne serait-ce que faire une interview comme ça. Pour mes oraux du bac ou même dans le cursus professionnel, les concours de Miss m’ont beaucoup aidé. Ca a été valorisant, donc je ne suis absolument pas contre, mais ça doit être encadré.

Avec ton expérience, qu’attends tu de ce concours ?

J’en attends beaucoup de bienveillance. Je veux me dépasser. Il y a des passages un peu plus redoutés que d’autres. Ce sera mon premier passage en maillot de bain notamment. Ma plus belle victoire sera de m’être amusée.

Justement, que penses-tu du passage en maillot de bain ?

Je suis mitigée. J’entends les comités qui veulent enlever ce passage comme j’entends les comités qui veulent le garder. A l’international c’est un passage obligatoire. Ca nous permet d’avoir vraiment un entraînement pour ce qui est voulu derrière. Les teen [n.d.l.r. la catégorie des candidates plus jeunes] ont le droit de défiler avec un paréo comme elles sont mineures. Je peux entendre que ce passage soit mal vu dans la société actuelle mais j’estime que c’est bien de le garder pour un concours où il y a un enjeu international après.

Pour toi que représente une bonne Miss ?

Pour moi c’est un tout, c’est pas seulement un physique. Souvent les concours de beauté sont très stéréotypés, on dit qu’il faut avoir une certaine taille, une certaine morphologie, mais il y a surtout une personnalité derrière. On ne peut pas être juste jolie et être Miss, ça va au delà de ça. Il y a des valeurs à avoir qui sont quand même importantes, notamment la bienveillance. Effectivement il y a une part de physique mais il faut aussi être confiante, représenter toutes les autres femmes de France, une attitude à avoir, une personne dans sa globalité.

Monise participera à la finale le 23 juin prochain et recherche toujours des sponsors ou des dons financiers pour sa quête de la couronne.

Comments

Laisser un commentaire