Il y a quelques semaines, nous rencontrions Sheryna Van der Koelen, anciennement Miss Earth Guadeloupe 2012, Miss World Guadeloupe 2013, Finaliste Miss Universe Germany 2016 et Miss Supranational France 2019. Le seul concours qu’elle n’a pas fait est Miss International. Directrice de Les Beautés de la Couronne, elle vient d’envoyer Pauline Thimon représenter la Martinique à ce fameux concours. Nous nous sommes penchés sur son expérience, et son concours.

Tu as sans doute l’un des palmarès les plus impressionnants en France : Candidate à Miss Millenium, à Miss World, Miss Supranational, Miss Earth, à Miss Allemagne pour Miss Univers, qu’en retiens-tu ?
C’était de très bonnes expériences. C’était très enrichissant de pouvoir faire plusieurs concours, ça permet de voir plusieurs candidates, plusieurs styles, plusieurs culture et façons de vivre différentes. J’ai aussi eu la chance de pouvoir représenter un coup la France puis la Guadeloupe. Ca m’a permis de voir beaucoup de choses.
Est-ce qu’il y a une aventure qui t’a plus marquée qu’une autre ?
Elles m’ont toutes marquées mais Miss Supranational était la dernière compétition. Dans les concours internationaux on t’appelle par ton pays, et à Supranational, ils t’appellent par ton prénom, ça te montre vraiment que tu es quelqu’un, que tu n’es pas qu’une écharpe. C’est celui qui m’a le plus marqué, le plus touché.
Il ne te manque donc que Miss International du BIG 5, es-tu déçue de ne pas l’avoir fait ?
J’aurais bien voulu, mais ce n’est pas grave, j’ai dépassé l’âge, il y a d’autres priorités qui arrivent. Je ne suis pas déçue, j’ai quand même un très beau parcours, mais j’aurais bien voulu le faire.
En 2021, tu quittes ton rôle de déléguée Miss International France avec Elise et Anastasie, puis vous fondez Les Beautés de la Couronne, un nouveau concours. Quel était ton but au moment de sa création ?
Le but était d’avoir un concours qui nous ressemblait, avec un vrai suivi, maquillage et catwalk, et une bonne ambiance. C’est vraiment ce qu’on voulait et ce qu’on a fait pour ce concours.
Cette année, tu as envoyé des candidates sur plusieurs concours, dont Miss International, est-ce une consécration ?
Bien sûr, envoyer des filles à des concours internationaux, juste pouvoir les préparer, c’est incroyable. C’était la suite logique pour moi. J’ai toujours dit qu’un jour j’aiderais les filles à voir si elles pouvaient faire mieux que moi. La preuve en est : Maya Albert et Judith Brumant ont fait des tops à l’international.
Est-ce un moyen pour toi de vivre le rêve Miss International ?
En partie oui, bien sûr, après Pauline Thimon représente la Martinique alors que je viens de Guadeloupe, mais c’est toujours une fierté. Quand elle s’est inscrite à notre concours en 2021 elle n’avait jamais fait de concours, elle n’était pas prête pour s’habiller, se maquiller, mais vu l’évolution, c’était logique qu’elle fasse le top 5. On est toutes très fières d’elle.
Cette année, le comité Miss Internationale Guadeloupe a une nouvelle fois couronné sa miss, est-ce que récupérer cette licence pourrait être un projet à long terme ?
Quand j’avais gagné le concours, il y avait une élection, c’était le rêve ultime de pouvoir représenter la Guadeloupe à Miss Monde car c’était mon rêve depuis toute petite. Il y a eu un peu de scandale en Guadeloupe mais j’étais surprise. Je ne l’ai pas vu quand j’étais candidate, mais certains titres sont un peu particuliers. Mon but dans la vie si je peux le faire c’est de continuer dans ce domaine, continuer à envoyer des filles à l’international, Guadeloupe, France, ou Allemagne. Ouvrir à l’international, pourquoi pas, si les gens continuent à nous suivre.

Comment imagines-tu la future édition de ton concours ? Des projets ? Du renouveau ?
En 2021 on a fait Miss Intercontinental France, on a fait une année blanche en 2022 après le départ d’Anastasie, et on est depuis démarchés par beaucoup de concours pour l’international. Au lieu d’avoir le nom d’un seul concours, pourquoi pas faire un concours comme « Egérie Les beautés de la couronne » et l’envoyer sur plusieurs concours. On est démarchés par des concours de Miss et de Madame. En 2021 il n’y avait pas de taille ni d’âge. Le projet serait d’envoyer plusieurs filles à plusieurs concours si c’est possible. On n’a pas encore payé ces licences parce qu’on attend de voir si on fait une édition en janvier 2024. Les candidatures sont ouvertes depuis juin !
Tu as lancé Shery Coaching, ton entreprise de préparation mentale et physique, pourquoi ?
C’est mon métier, je suis coach sportive. La préparation mentale c’était logique par rapport à mes études en préparation physique. Tout ce qui est catwalk, j’avais déjà l’intention de le faire depuis Miss Monde, je me suis laissé le temps. C’était la suite logique de mon parcours, faire des coachings catwalk, pour être le plus complet possible. Je suis diplômée en tant que coach. Je ne suis pas arrivée de nul part.
Depuis cette histoire, tu as coaché des dizaines de candidates, quel est ton palmarès de coaching ?
Maya Albert, Miss International France 2021, Judith Miss Supranational France 2021, Taïna Dos Santos, Miss Francia Latina 2021 destituée, Elodie Martinez Miss Narbonne 2022 et finaliste Miss Languedoc 2022, Emilie Remond 1ere dauphine Miss Beauté France 2022. J’ai aussi fait la préparation mentale pour le comité Miss Excellence Languedoc avant le concours, et nos candidates de Miss Intercontinental France 2022.
Après tout cela, tu deviens une référence dans les concours de beauté français, mais de nombreux coachs se lancent dernièrement, est-ce que tu sens une compétition entre les coachs ?
De mon côté pas du tout, je trouve ça bien qu’il y ai plusieurs coachs car on a toutes nos styles différents car elles peuvent choisir vers qui elles veulent se tourner. Il y a aussi des hommes, comme Jean-Yves pour Miss France ou Marvin qui suit Indira depuis Miss Basse-Terre. Sur les îles, j’ai l’habitude de voir des hommes faire, mais en France, à part Joanes j’en connais pas beaucoup.
Tu nous l’annonçais il y a plusieurs semaines, tu attends un petit garçon, est-ce que cela va t’amener à arrêter certaines activités en tant que coach / organisatrice ?
Arrêter non, c’est juste une organisation, j’ai la chance que mon conjoint me soutient dans tout ce que j’entreprends. Je pense qu’avoir un enfant ça n’a jamais empêché personne de pouvoir faire des choses.

Laisser un commentaire