Lola Turpin, Miss Aquitaine 2023 : « Je vais faire du mieux que je peux »

Au début du mois de septembre, Lola Turpin était élue Miss Aquitaine. Au cours de sa préparation pour le concours Miss France, la périgourdine qui se dit « très émue » à propos de son sacre a répondu à nos questions.

Il y a quelques jours vous déclariez que vous aviez besoin de temps pour réaliser votre sacre. Avez-vous pu réaliser ?

Il m’a fallu un peu de temps pour réaliser que c’était bien réel. Aujourd’hui je réalise, je commence à aller à de petits évènements, j’ai pris conscience que c’était bien moi et que c’était réel et non fictif. Je réalise la chance et l’opportunité que j’ai de participer à Miss France. Je me rendrai vraiment compte de la chance que j’ai d’être avec les autres filles, faire les activités qui nous sont donné etc.

Vous êtes la fille de Miss Berry 2001 et candidate à Miss France 2002, vous sentez-vous privilégiée par rapport à cette position ?

Non, je ne me sens pas privilégiée par ça. C’est vrai que cette promo m’a beaucoup soutenue, il y avait l’ancienne Miss Aquitaine, Périgord et Lorraine à mon concours, je suis très reconnaissante du soutien qu’elles ont pu m’apporter mais à Miss France on est toutes sur le même piédestal. Je ne me sens pas privilégiée par rapport aux autres candidates. Après j’ai eu des commentaires très bienveillants, et encore une fois, je les en remercie.

Concernant les nouveaux critères, voyez-vous quelqu’un du même âge que votre mère participer à Miss France en même temps que vous ?

Pour l’instant, puisque c’est la première année, on n’a pas vu de femmes de cet âge-là se présenter sur des élections départementales, mais libre à chacune de se présenter. Effectivement, si une personne de 40 ans venait à se présenter, reste à voir au niveau de l’élection, du jury et du public mais ça pourrait être envisageable de voir une personne de cet âge-là à Miss France. Miss Alsace a 27 ans, c’est la première fois où on a une miss régionale aussi âgée, même si elle est jeune.

Lola Turpin et sa dauphine, Audrey Laurent

Vous aimeriez vous engager contre les violences faites aux enfants, pourquoi ?

C’est un sujet qui concerne la plupart des gens en France, et j’ai vécu un peu tout ça. D’autant plus que je suis grande sœur d’un petit bout de 4 ans qui m’a fait réaliser qu’on était dans un monde violent, et il m’a fait me rendre compte que ce n’était plus possible. Je pense même que je vais rentrer dans une association pour défendre ce sujet. En parler c’est déjà très bien, mais le défendre c’est encore mieux.

La semaine dernière, est sortie une enquête qui dévoile que 8% seulement des enfants victimes d’inceste sont crus par leurs proches. Aimeriez-vous mettre quelque chose en place contre cela ?

Effectivement, l’inceste est une violence sur enfants, on en ressort meurtris avec des séquelles et des traumatismes assez lourds. On a déjà des personnes spécialisées dans l’enfant au niveau de la police. On a enfin mis des personnes spécialisées pour être à l’écoute des enfants, savoir identifier le mal-être etc.  Il y a énormément de procédures. Mais même au niveau des procès c’est très compliqué. Une parole d’un enfant face à un adulte, c’est souvent assez compliqué. Il y a pas mal de choses mises en place, notamment des psychologues d’enfants qui l’accompagnent jusqu’au procès et même souvent après. Mettre en place de la prévention au niveau de toutes les personnes de France, sur le territoire aquitain ce serait déjà très bien.

Je dirais aux parents d’avoir des conversations avec leurs enfants, que le consentement, il faut à tout prix en parler, et ça dès l’âge de la puberté. Souvent maintenant on a de la prévention dès l’entrée en 6ème, ce qui est tôt. La prévention il faut la faire, encore plus sur l’inceste qui est encore plus abominable. On en revient toujours à la même chose, on a pu regarder les enfants victimes d’inceste, qu’ils sont souvent présumés agresseurs à leur tour, ça devient les personnes violentes qui font à leur tour le schéma qu’elles ont subi. Ça se répercute au niveau de l’âge adulte. Il faut que tout se passe bien pour que notre construction se fasse sans problème et non meurtrie de certaines choses.

Comptez-vous défendre cette cause jusqu’à Miss France ? Et plus loin ?

C’est une cause que je compte défendre jusqu’à Miss France et si j’ai l’occasion d‘être élue elle me suivre jusqu’au bout. Je vais dire qu’on vise toujours au plus loin, le plus gros. Je vise cette couronne bien entendu, mais je ne suis pas là pour me mettre la pression. Je vais faire du mieux que je peux, et peu importe le résultat, ce sera une très très belle épreuve réussite quand même dans tous les cas.

Pensez-vous pouvoir être Miss France à votre âge ?

Oui tout à fait, la preuve étant, Indira Ampiot a été élue à l’âge de ses 18 ans et a fêté ses 19 ans récemment. Elle est très bien, défend les valeurs comme il se doit. Elle est appréciée du public malgré son jeune âge qui lui a été reproché à son élection. Elle a su montrer qu’elle était mâture. Peu importe l’âge, la maturité n’est pas question d’âge.

Suite à cet entretien, nous ne doutons pas que Lola marquera les esprits pendant le concours Miss France.

Entretien Thomas Chiarazzo – Photo 1 Remi Freches / Photo 2 Sud Ouest


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