Lounès Texier, Miss Poitou-Charentes 2023 : « La femme moderne n’est pas influenceuse »

Il y a quelques jours, nous recevions un appel de téléphone du comité Miss Poitou-Charentes, l’occasion pour nous de rencontrer Lounès Texier, Miss Poitou-Charentes 2023, fraîchement élue. De son parcours de Miss à sa motivation pour la couronne en passant par le handicap, nous avons pu posé toutes nos questions à une candidate qui, nous n’en doutons pas, fera briller sa région sur la scène de Miss France.

Comment vivez-vous vos premiers jours en tant que Miss Poitou-Charentes ?

Après le concours j’ai fondu en larmes parce que j’avais un peu d’appréhension quant au fait d’aller à Miss France. Quand je suis arrivée chez moi j’ai beaucoup discuté avec mes proches et je suis redescendue de mon petit nuage. Ça fait déjà une semaine, donc toute la pression et l’euphorie sont redescendus. Je le vis très bien. J’ai déjà rencontré beaucoup de personnes, surtout des petites filles, j’ai reçu beaucoup de messages bienveillants.

Depuis l’existence du concours Miss Poitou-Charentes comme tel, seules deux habitantes des Deux- Sèvres sont parties à Miss France est-ce que ça représente une fierté en plus ?

Je l’ai appris quand j’ai été élue. Tous les gens des villages alentours sont super fiers, ils espèrent que je vais gagner Miss France. Ce n’est pas ce que je considère comme le plus important quand même mais c’est une petite fierté.

Vous étiez 1ère dauphine du concours local dans les Deux-Sèvres, comment cela vous as boosté pour participer à la compétition régionale ?

Ça ne m’a pas spécialement boosté. Je ne suis pas allée au concours en me disant « Je vais gagner », je le faisais pour ma petite sœur. Mon but n’était pas de « dépasser » les miss mais c’est ce qu’il s’est passé. [Lounès rigole]. Pour Miss France, je le fais toujours pour ma sœur, mais ça commence à devenir mon rêve à moi. Les candidates sont magnifiques et ont l’air redoutables, j’y vais pour profiter de mon aventure, apprendre des choses, si je peux gagner en représentant ma région, alors pourquoi pas !

Pour vous, que représente le concours Miss France ?

J’ai toujours regardé le concours avec ma petite sœur et je le voyais surtout à travers ses yeux à elle. Quand je pense à Miss France, je pense surtout à elle. Je n’ai pas encore vraiment d’avis sur ce que ça représente pour moi, j’en aurai sûrement un après le concours.

Miss France, c’est aussi le rêve de votre petite sœur, Romane, atteinte de trisomie 21. Vous qui vivez pleinement l’aventure Miss depuis quelques semaines, imaginez-vous à terme votre sœur, au niveau régional ?

Rien n’interdit à une personne atteinte de handicap de participer. Je pense qu’elle ne rentrera pas dans les critères de taille mais elle aurait adoré ! Beaucoup de petites filles auraient adoré. Je trouverais ça super qu’une petite fille porteuse de trisomie puisse participer.

L’année dernière marquait le changement de critères du concours. Est-il selon vous plus représentatif de la société moderne et pourquoi ?

Je trouve que les nouveaux critères sont très bien. Il y a eu beaucoup de femmes de 26, 27 ou même 28 ans et on n’en avait pas vu jusqu’à présent. Ma 1ère dauphine (n.d.l.r Ondine Guerin) a 26 ans et ça ne se voyait pas du tout, je ne comprenais pas bien le critère d’âge.

Vous n’aviez aucune publication sur votre compte au moment de votre couronnement : Miss France doit-elle être influenceuse ?

Pour moi, le fait d’avoir des photos, être suivie par beaucoup, ce n’est pas un critère. La femme moderne n’est pas forcément influenceuse. Mais en même temps, ça devient un peu notre rôle quand on est Miss France, car communiquer avec son public ça passe beaucoup sur les réseaux-sociaux.

Comment envisagez-vous votre préparation pour Miss France ?

Pour le moment, j’ai seulement fait des interviews, mais le comité va très bien me préparer. J’ai pu discuter avec un coach nutrition et préparation mentale, et je vais avoir quelques coachings sur mon discours. Je ne sais pas encore ce que je vais découvrir, je le verrai prochainement.

Pour terminer, en 5 éditions, 3 miss Poitou-Charentes ont fait un top 15, dont Marine Paulais à qui vous succédez, visez-vous le même parcours ou mieux ?

Pour le moment, je vise seulement la participation et j’espère profiter de l’aventure le plus possible mais j’aimerais faire un top 15, continuer dans la lancée et un jour faire d’une Miss Poitou-Charentes Miss France.

Entretien – Thomas Chiarazzo, Photos – Remi Freches et Martine Arnaud


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