Il y a presque un an, le comité Miss France a dévoilé ses nouveaux critères : plus aucun âge maximum, et une large ouverture aux personnes tatouées, percées, mariées et même mères de famille.
Dans les faits, bien que ces changements aient officiellement ouverts les portes du prestigieux concours à de nombreuses personnes, les candidates anciennement hors critères ne représentaient cette année qu’une petite partie des candidates sélectionnées, avec seulement 5 candidates à la nationale (Cameron Vallière -tatouée-, Agathe Cauet -tatouée-, Bérénice Legendre -25 ans-, Sarah Aoutar -26 ans- et Océane Legoff -26 ans-).
La plupart des fans assidus du concours remarquent maintenant assez rapidement les candidates qui bousculent les codes. Nous avons donc voulu rencontrer ces nouvelles candidates, qui sortent de notre ancienne vision. Aujourd’hui, nous avons interviewé Coralie Samier, ancienne dauphine locale, aujourd’hui candidate à Miss Bruaysis 2023.
Thomas : Bonjour Coralie, qui êtes vous ?
Je m’appelle Coralie, j’ai 32 ans et j’ai une petite fille, Chloé, qui aura 4 ans le 11 février prochain. Je suis adjointe administrative à la justice depuis 7 ans. Avant j’étais sur le terrain, dans la police et le pénitentiaire, puis j’ai préféré aller dans les bureaux quand je suis devenue maman. J’adore voyager, aller au cinéma et la marche. Je n’ai jamais arrêté la photographie. Je suis modèle photo depuis 17 ans.
Thomas : Faites vous autre chose que de la photographie ?
Je suis inscrite dans l’agence OTS de Lille, où je suis rémunérée pour essayer des prototypes selon ma morphologie. J’ai aussi déjà fait des défilés.
Thomas : En dehors du mannequinat, avez-vous déjà participé à un concours de beauté ?
J’ai fait des élections en 2007 et 2008, sous l’égide de Geneviève de Fontenay. J’ai été 1ère dauphine de Miss Richebourg en 2007, 1ère dauphine Miss Barlin 2008 et Miss Printemps la même année. Puis avec les anciens critères je n’étais plus éligible, et j’ai intégré la police. Je ne me suis jamais vraiment arrêtée car je faisais de la photo. Je n’attendais que ça, et cela permet de reprendre un rêve de petite fille, mais en tant que femme.

Thomas : Participez vous à Miss Bruaysis pour aller à Miss France, ou simplement retrouver le souvenir des galas ?
J’aimerais vraiment être Miss France, bousculer les codes dans un comité qui vient d’élargir ses critères à ce point. Je veux prouver qu’une maman solo (n.d.l.r : Coralie est séparée et possède la garde alternée pour sa fille), peut rester une femme qui s’assume. J’aimerais au moins être dauphine, même si cela va choquer certains, pourquoi ne pas élire une Miss de 32 ans ?
Thomas : Pensez-vous que votre petite fille peut être un frein ?
De mon point de vue je ne pense pas, c’est seulement une question d’organisation. Je n’ai ma fille que 15 jours dans le mois, et il suffit d’être soutenue par ses proches. Je pense qu’un enfant n’est pas un frein, mais plutôt un moteur. Ce n’est pas différent des parents militaires ou aviateurs. Cela ne m’empêche pas d’être ponctuelle à chaque répétition tout les dimanches.
Nous remercions Coralie, qui portera le numéro 11, pour le temps qu’elle nous as accordé, et nous lui souhaitons bonne chance pour le concours de Miss Bruaysis. La gagnante succèdera à Camélia Gressez, Miss Bruaysis 2022 et Prix de l’évolution du comité Miss Nord-Pas-de-Calais.

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